lundi, juillet 23, 2007

37,2 le matin de Philippe Djian

L'amour... rien que l'amour !
Ce livre est avant une formidable histoire d'amour !

Résumé : Le narrateur dont on ne sait pas le nom est une espèce de paumé qui effectue de petits boulots ici et là. Un jour, il voit une fille débarquer dans sa vie et à partir de ce moment, plus rien n'existe pour lui que cette nana superbe et un peu fêlée. C'est de l'amour fou, pur et dur, c'est physique mais aussi profond que l'océan !

Betty est aussi une paumée qui n'a pas été très gâtée par la vie et qui recherche désespérément une place au soleil. Betty est une révoltée qui n'accepte pas la médiocrité dans laquelle elle se débat. Elle voit grand Betty et veut croquer dans la vie à belles dents ! Elle s'incruste chez ce mec et chamboule cette petite vie qui est la sienne. Au fil des jours, ils s'apprivoisent et se soudent l'un à l'autre. Un jour, Betty découvre un manuscrit écrit par son amoureux et dès lors, elle n'a plus qu'une idée en tête : le faire accepter par un éditeur. Le beau rêve de Betty finira-t-il par se réaliser ?

Afin de provoquer un grand réveil chez son mec, Betty foute le feu à la baraque qu’ils habitent et ils partent sans savoir au juste à quel endroit ils vont. La sœur de Betty, Lisa, travaille dans un supermarché et les accueille chez elle. Elle leur loue l’appartement situé au-dessus pour presque rien moyennant de petits boulots. Eddie, l’amoureux de la soeurette est propriétaire d’une pizzeria et engage les deux tourtereaux pour faire le service. Le jour de Noël, il apprend que sa mère vient tout juste de mourir. Les quatre amis s’embarquent alors pour faire le voyage de plusieurs kilomètres qui les séparent de la petite ville où habitait la vieille dame qui tenait un magasin de piano. Après l’enterrement, Eddie demande au héros et à Betty de s’occuper du magasin pendant un certain temps ce qu’ils acceptent avec joie. La vie s’écoule avec ses hauts et ses bas. Betty encaisse mal le refus des éditeurs de publier le manuscrit de son mec. Elle fait de plus en plus de crises et ses colères sont mémorables. Pour essayer de lui apporter un peu de bonheur, le narrateur va jusqu’à effectuer un cambriolage, déguisé en femme qu’il baptise Joséphine.

Un jour, Betty annonce à son amoureux qu’elle est enceinte. Mais, suite à une visite chez le médecin, elle encaisse très mal le fait que ce n’était qu’une fausse alerte. Sa santé mentale se détériore de plus en plus et elle est sujette à de nombreuses absences. Elle se détache de plus en plus de la réalité et des personnes qui l’entourent. Pendant une absence de son amoureux parti faire quelques courses, elle s’arrache un œil. Elle est conduite à l’hôpital où elle est soignée pour sa blessure mais la médecine est impuissante à guérir sa neurasthénie. On l’abrutit avec des médicaments et elle reste étendue sur son lit, inconsciente et complètement détachée du réel ce que le narrateur ne peut supporter et y met un terme d’une façon dramatique.

Mon avis :Un livre dont l'écriture bien particulière m'a secouée et je n'en suis pas encore remise. J'aime cette façon d'écrire de Philippe Djian. C'est vivant et imagé comme rarement il m'a été permis de lire. Un livre "coup de poing" qui ne peut laisser indifférent tellement il est rempli d'émotions à fleur de peau. Et puis, j'aime bien cette Betty malgré ses colères mémorables qui se terminent toujours en gestes insensés et destructeurs ! Un personnage extrêmement coloré et qui est la vie même ! Très beau !

Extrait : "Quand j'ai reçu la sixième lettre de refus d'un éditeur, j'ai compris que mon bouquin serait jamais publié. Mais ça, Betty l'a pas compris. Une fois de plus, elle est restée pendant deux jours sans desserer les dents, le regard sombre, et tout ce que je pouvais lui raconter servait à rien, elle m'écoutait pas. À chaque fois, elle avait remballé mon manuscrit sur-le-champ et l'avait renvoyé à une nouvelle adresse. Comme ça, c'est parfait, je me disais, c'était un peu comme prendre une carte d'abonnement pour la souffrance, boire le poison jusqu'à la lie. Bien sûr, je lui disais pas et mon beau roman continuait à prendre du plomb dans l'aile. Mais je me souciais pas pour lui, je me souciais pour elle. Comme elle avait renoncé à barbouiller tous ces gens-là en rouge, je m'inquiétais de pas la voir recracher la fumée."

Le film : 37°2 le matin est un film français réalisé par Jean-Jacques Beineix et sorti en 1985, d'après le roman du même nom de Philippe Djian.

Zorg, trente-cinq ans, est un homme à tout faire chargé des réparations et de la maintenance pour un groupe de petites maisons. Ecrivant des romans à ses heures perdues, il est l'amant de Betty, une jeune femme jolie et passionnée, qui devient sa compagne. Mais ils se lassent bientôt de leur petite vie étriquée. Après une dispute avec le patron de Zorg, les deux amants partent, à la recherche d'un endroit où ils pourraient être heureux.

C'est une sorte de road movie dont l'action se déroule des plages de l'Aude à la région parisienne, puis en Lozère.

Le film fit l'objet d'une nomination pour l'Oscar du Meilleur film étranger.

2 commentaires:

Anonyme a dit...

Bonjour! Je trouve votre résumé super, dans la mesure où il est écrit dans un style qui est tout à fait du genre de ce roman. Je n'ai pas souhaité faire un résumé aussi détaillé sur mon propre blog (je donne davantage mon avis) mais si jamais quelqu'un m'en demandait un, je conseillerais le votre directement.
Si jamais cela vous intéresse, mon blog littéraire est lemonde-dans-leslivres.cowblog.fr

Anonyme a dit...

Bonjour ! Oui, le film aussi est satisfaisant et suffisamment long pour ne pas tronquer l'histoire comme si souvent.